La Cour suprême établit un cadre national de détermination de la peine lorsque la personne contrevenante et la victime sont toutes deux autochtones
La Cour suprême du Canada a confirmé une peine de trois ans dans une affaire de violence entre partenaires intimes en Nouvelle-Écosse et a établi un cadre en trois étapes pour la détermination de la peine lorsque la personne contrevenante et la victime sont toutes deux autochtones. La décision s’applique aux tribunaux du Nunavut, mais elle n’établit pas une peine fixe et n’annonce pas un nouveau programme territorial. Source↗
Ce qui s’est passé
Dans R. c. Cope, rendue le Oct. 9, la Cour suprême a rejeté l’appel du ministère public et a maintenu une peine d’emprisonnement de trois ans pour un homme mi’kmaq qui a plaidé coupable de voies de fait graves contre sa partenaire mi’kmaq. La Cour a déclaré que les juges chargés de la détermination de la peine doivent appliquer conjointement les dispositions concernant les personnes contrevenantes autochtones et les victimes autochtones, plutôt que de considérer que l’une l’emporte sur l’autre. Source↗
Pourquoi c’est important
La décision est contraignante partout au Canada, y compris au Nunavut. Elle ordonne aux juges de tenir compte de la gravité de l’infraction et de la responsabilité de la personne contrevenante à la lumière des circonstances autochtones des deux personnes; de déterminer les objectifs de la peine; puis de choisir une peine juste et proportionnée. La Cour a déclaré que la dénonciation et la dissuasion de la violence entre partenaires intimes n’exigent pas automatiquement une peine d’emprisonnement plus longue, bien qu’elles demeurent des objectifs importants de la détermination de la peine. Source↗
Prochaine étape
Les tribunaux du Nunavut appliqueront ce cadre dans les futures affaires pertinentes de détermination de la peine. La décision ne modifie pas le Code criminel, ne crée pas de service au Nunavut et ne prescrit pas un résultat particulier dans une affaire future. Son effet dépendra de la preuve et des circonstances dont sera saisi chaque juge chargé de la détermination de la peine.
Détails importants
La majorité de la Cour suprême a conclu que le juge chargé de la détermination de la peine initiale n’avait pas adéquatement établi le lien entre la maladie mentale, la consommation de substances et les antécédents autochtones de la personne contrevenante, et son degré de responsabilité, et qu’il n’avait pas accordé suffisamment de poids aux recommandations du cercle de détermination de la peine. La décision a été rendue à 5–4. Elle a maintenu la peine de trois ans imposée par la Cour d’appel de la Nouvelle-Écosse. Source↗


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