La Cour de justice du Nunavut ordonne au conseil d’aide juridique de réexaminer la demande d’inscription au panel d’une avocate d’Iqaluit
La Cour de justice du Nunavut a conclu que le Legal Services Board of Nunavut avait manqué à l’équité procédurale lorsqu’il a refusé la demande d’Alison Crowe de réintégrer son panel d’aide juridique en matière criminelle. La cour n’a pas ordonné sa réintégration ni accordé de dommages-intérêts. Elle a plutôt renvoyé l’affaire au conseil pour une nouvelle décision tenant compte de sa réponse aux préoccupations du conseil.
Ce qui s’est passé
Dans une décision du 6 août, la Cour de justice du Nunavut a statué que le Legal Services Board of Nunavut devait assurer l’équité procédurale à Alison Crowe lorsqu’il décidait de la réintégrer ou non à sa liste d’avocat·e·s du secteur privé qui prennent en charge des dossiers d’aide juridique en matière criminelle. La cour a conclu que le conseil ne lui avait pas donné un avis suffisant de ses préoccupations ni l’occasion d’y répondre avant de refuser sa demande. Elle a renvoyé la demande au conseil pour réexamen, en demandant que les documents de réponse de Crowe soient pris en considération. Source↗
La décision ne conclut pas que Crowe doit être réintégrée au panel. La cour a refusé d’ordonner sa réintégration ou d’accorder des dommages-intérêts, et les préoccupations sous-jacentes ayant mené au refus n’ont pas été tranchées quant au fond. Le dossier de la cour indique que les dépens sont accordés à la demanderesse ayant obtenu gain de cause. Source↗
Le panel fait partie du système d’aide juridique du Nunavut. Le conseil affirme que les avocat·e·s du panel privé complètent le travail des avocat·e·s salarié·e·s, notamment lors des circuits judiciaires et dans les affaires complexes, tandis que ses cliniques sont situées à Iqaluit, Rankin Inlet et Cambridge Bay. Source↗
Pourquoi c’est important
La décision confirme que les choix du conseil concernant les personnes qui peuvent se joindre ou se joindre de nouveau à son panel criminel peuvent faire l’objet d’un contrôle judiciaire. Cela importe parce que les avocat·e·s du panel font partie du système qui fournit des services de défense criminelle financés par l’État dans un territoire où la capacité en services juridiques est limitée et où les cours itinérantes sont régulières.
La réparation accordée par la cour est limitée, mais concrète : avant de rendre une autre décision dans cette affaire, le conseil doit suivre un processus plus équitable. Sa politique publiée sur le panel indique que le conseil vise à maintenir une liste d’avocat·e·s du secteur privé et à attribuer le travail de façon équitable, transparente et responsable. Source↗
Prochaine étape
Le Legal Services Board doit réexaminer la demande de Crowe. En date du 15 septembre, le bureau de nouvelles d’Atiilu n’a trouvé aucun dossier public sur l’issue du réexamen. Le conseil pourrait approuver la demande ou la refuser de nouveau après un processus qui corrige les problèmes d’équité relevés par la cour.
Détails importants
Décision : Alison Crowe v Legal Services Board of Nunavut, 2026 NUCJ 15.
Date de la décision : 6 août 2026.
Conclusion de la cour : le conseil a manqué à son obligation d’équité procédurale en refusant la demande de réintégration.
Réparation : réexamen par le conseil en tenant compte des documents de réponse de Crowe; aucune réintégration ordonnée par la cour ni dommages-intérêts.
Statut : la demande sous-jacente d’inscription au panel demeure non résolue.


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